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La mort subite en Ile-de-France

6 165 cas de mort subite sont survenus dans les quatre départements franciliens (75, 92, 93, 94) entre 2011 et 2013, soit une représentation de 10 % de la population Française. Ce sont les chiffres recensés par le CEMS (Centre d’Expertise Mort Subite), recueillant des données épidémiologiques précises sur l’arrêt cardiaque.

– Parmi ces patients, 62 % ont pu être réanimés et 38 % n’ont pu être sauvés en raison d’un temps d’inconscience trop long.

—- Ces patients étaient majoritairement de sexe masculin (69 %). On note cependant une proportion croissante de femmes victimes de mort subite. La moyenne d’âge était de 65 ans.

—- Dans 80 % des cas de mort subite, une ou plusieurs personnes est témoin de l’événement mais dans seulement 45 % des cas, un début de réanimation cardio-pulmonaire par un massage cardiaque a été entrepris avant l’arrivée des secours.

—- La durée moyenne d’arrivée des secours est de 9 minutes. L’intervention se fait dans 60 % des cas, au domicile de la victime et dans 40 % des cas, dans un lieu public.

Une réanimation entreprise à tous les niveaux a permis la survie de 279 patients (soit un taux de survie de 7.5 %). 96 % n’avaient pas ou très peu de séquelles neurologiques et sont sortis de l’hôpital.

 

Quels sont les facteurs de bon pronostic ?

Les facteurs associés à une meilleure survie sont le commencement précoce de la réanimation cardio-pulmonaire par les témoins (2 fois plus de chance de survie), et un choc délivré par le défibrillateur (11 fois plus de chance de survie). Tandis que l’âge avancé, la survenue de l’arrêt cardiaque au domicile, le temps d’arrivée tardif des secours (10 % d’augmentation de risque de décès pour chaque minute en plus), et le stress engendré par la situation sont associés à un risque plus important de décès.