Où en est la recherche ?

En pratique depuis le 15 mai 2011, l’ensemble des morts subites sur Paris et la petite couronne sont répertoriées de manière exhaustive dans les heures qui suivent leur survenue. Les patients admis vivants en réanimation sont suivis jusqu’à leur sortie de l’hôpital. L’exploration des victimes, laissées décédées sur place et jusqu’à présent inexistante, est initiée. Cela passe notamment par la récupération des données médicales antérieures, la réalisation d’autopsies plus systématiques ainsi que le dépistage standardisé des apparentés du premier degré associé à une prise en charge psychologique. De plus, le CEMS a également un partenariat avec le SAMU, dans 60 départements, afin qu’un prélèvement sanguin soit effectué chez les victimes d’un arrêt cardiaque. Enfin, y est associée une activité de recherche, avec par exemple l’approche en génome entier pour l’étude des polymorphismes associés à la mort subite. Il s’agit d’une analyse de l’ensemble des gènes humains et de leur variabilité, certaines combinaisons génétiques pouvant être associées à un risque accru de mort subite.