L’exemple à suivre

En Côte-d’Or et dans le Nord, le taux de survie atteint les 44% quand la moyenne nationale est d’à peine 5%. Pour Xavier Jouven, directeur du Centre d’Expertise sur la Mort subite, ce record est dû au nombre de défibrillateurs implantés et à une forte sensibilisation aux gestes qui sauvent dans les deux départements : «Les différences de survie s’expliquent essentiellement par la qualité des soins pré-hospitaliers». De plus, ce record témoigne aussi des efforts du docteur Rifler qui s’est battu pour sensibiliser, aux gestes qui sauvent, la plus grande partie des habitants des communes de Côte-d’Or, grâce à des sessions de seulement vingt minutes. Depuis 2007, les défibrillateurs ne sont plus réservés au corps médical et un décret autorise toute personne à utiliser un défibrillateur automatique. De plus, le député de la Lozère Pierre Morel a déposé, le 29 mai 2013, une proposition de loi obligeant les établissements publics à s’équiper de défibrillateurs.

Les gestes qui sauvent

 

Si vous êtes témoin d’un cas de mort subite, faites les 3 gestes qui sauvent :

1. Appelez le 15 ou le 18, des conseils vous seront donnés par téléphone,

2. Pratiquez le massage cardiaque : appuyer fort, bras tendus au milieu de la poitrine et relâchez environ 100 fois par minute, le bouche à bouche n’est plus nécessaire,

3. Défibrillez à l’aide d’un défibrillateur automatique. Appuyez sur le bouton ON et suivez les instructions très simples qui vous seront délivrées.

 

Où en est la recherche ?

En pratique depuis le 15 mai 2011, l’ensemble des morts subites sur Paris et la petite couronne sont répertoriées de manière exhaustive dans les heures qui suivent leur survenue. Les patients admis vivants en réanimation sont suivis jusqu’à leur sortie de l’hôpital. L’exploration des victimes, laissées décédées sur place et jusqu’à présent inexistante, est initiée. Cela passe notamment par la récupération des données médicales antérieures, la réalisation d’autopsies plus systématiques ainsi que le dépistage standardisé des apparentés du premier degré associé à une prise en charge psychologique. De plus, le CEMS a également un partenariat avec le SAMU, dans 60 départements, afin qu’un prélèvement sanguin soit effectué chez les victimes d’un arrêt cardiaque. Enfin, y est associée une activité de recherche, avec par exemple l’approche en génome entier pour l’étude des polymorphismes associés à la mort subite. Il s’agit d’une analyse de l’ensemble des gènes humains et de leur variabilité, certaines combinaisons génétiques pouvant être associées à un risque accru de mort subite.